Comment minimiser le risque de colique chez le cheval : environnement, exercice et stress
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Comment minimiser le risque de colique chez le cheval : environnement, exercice et stress

La colique, est une affection digestive courante chez les chevaux. Au-delà de l'alimentation, des facteurs liés à l’environnement de vie, à l'exercice et à l'état de stress jouent un rôle déterminant dans le risque de survenue de cette pathologie.

 

L’impact de l'exercice et du stress physique

L’exercice régulier favorise la santé intestinale, mais l'intensité du travail peut rapidement devenir un facteur de risque majeur de troubles digestifs, y compris la colique et les ulcères.

1. L'exercice intense augmente le risque : environ 95 % des chevaux d’endurance et de course souffrent d’ulcères gastriques, un chiffre qui monte à 100 % chez ceux en compétition active. Les ulcères gastriques sont une cause associée à la colique. L’exercice intense augmente la pression abdominale, ce qui peut pousser le contenu acide vers les zones sensibles de l'estomac, favorisant les ulcères.

2. Ne jamais travailler à jeun : les chevaux à l’entraînement passent souvent de longues périodes sans accès à la nourriture. L’entraînement à jeun augmente le risque d'ulcères gastriques. Une simple solution consiste à disposer d'un filet à foin pendant les préparations (pansage, sellerie).

3. Réduire le stress : le stress physique et les changements légers dans la routine peuvent induire une augmentation des hormones de stress. Les chevaux atteints de maladies glandulaires gastriques ont d'ailleurs montré des réponses accrues au cortisol face à de nouveaux stimuli. Le stress de l'hospitalisation ou de la performance athlétique peut induire des lésions de la muqueuse gastrique

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4. Varier et reposer : il est important de donner régulièrement des jours de repos et d'éviter les entraînements intensifs six ou sept jours par semaine. L’objectif est de maintenir un équilibre entre le niveau d’activité et la récupération.

 

Gestion de l'environnement et du comportement

Le logement et la régie ont un impact direct sur le bien-être psychologique et digestif.

1. mise en liberté et accès au pâturage : le confinement en box fermé contribue à l’ennui et à l’augmentation des comportements stéréotypés (comme le tic du rot ou l'aérophagie), qui sont liés à un risque plus élevé de colique et d'ulcères. La mise en liberté le plus souvent possible permet au cheval d’exprimer ses comportements naturels (recherche de nourriture, mouvement) et réduit le risque de colique.

2. environnement social : les chevaux sont des créatures sociales. Les chevaux qui subissent un changement dans leur troupeau ou qui sont logés seuls présentent un risque élevé d'ulcération gastrique.

3. transport : le stress du transport est un facteur qui contribue aux taux élevés d’ulcération.

 

Rôle de la santé préventive et des médicaments

Certaines interventions médicales et préventives jouent un rôle crucial dans la réduction du risque de coliques.

1. vermifugation : les parasites internes, tels que les larves de strongle, peuvent provoquer de l’inflammation et des obstructions intestinales menant à la colique. Les études indiquent que les chevaux adultes vermifugés régulièrement enregistrent un risque plus faible de coliques. En cas de forte charge parasitaire, l'utilisation d'une pâte vermifuge peut provoquer une crise de colique, soulignant l'importance d'un calendrier régulier de contrôle des parasites.

2. prudence avec les AINS : les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme la phénylbutazone, peuvent augmenter le risque d’ulcères gastro-intestinaux. Ces médicaments diminuent la production de prostaglandines qui protègent normalement la muqueuse gastrique. Si une utilisation à long terme est nécessaire pour le confort du cheval, il est essentiel de consulter votre vétérinaire pour évaluer les risques et les mesures d'atténuation.

3. soins dentaires : des problèmes dentaires peuvent entraîner une mastication insuffisante, ce qui mène à une diminution de la digestion et à un risque d’obstruction intestinale et de coliques. Des soins dentaires réguliers permettent de prévenir ce risque.

4. antécédents médicaux : les chevaux qui ont déjà souffert d'ulcères gastriques, de diarrhée ou de crises de colique sont plus à risque de récurrence. Il est crucial de prendre des mesures préventives dès l'apparition des premiers signes de troubles digestifs.

 

Le vétérinaire : votre seul expert

La colique peut entraîner des complications très graves. Si votre cheval présente des signes de douleur abdominale ou si vous avez le moindre doute, contactez votre vétérinaire immédiatement. Les signes sont souvent non spécifiques, et la détection précoce augmente les chances de rétablissement.

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